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Quelques pas ensemble…

2 février 2010 Un commentaire

visage-niko

« Ce qui est spécifiquement visage, c’est ce qui ne s’y réduit pas. »

« Le visage m’apporte plus que ce que je ne contiens. Sans abdiquer la raison, je suis enfin à même de recevoir. »

« Dans la relation à autrui, il ne s’agit pas de penser ensemble moi et l’autre, mais d’être en face. La véritable union ou le véritable ensemble n’est pas un ensemble de synthèse, mais un ensemble de face à face. »

Emmanuel LEVINAS, Éthique et Infini

C’est aux bras d’Emmanuel Levinas et de NIKO que nous avons choisi d’ouvrir le bal de cette nouvelle année.

Cet infini du visage dont nous parle le philosophe, nous incite à prendre des risques et justifie les paris insensés. L’autre est pour nous le porteur de sens et le reflet de l’intelligence qui nous pousse à agir et à créer. Au-delà des lois économiques et des courants de mode, nous voulons être prêts à « recevoir » et à transmettre.

C’est ce face-à-face que Niko de la Faye a souhaité rendre présent dans sa série Visages, photographies de visages peints dont nous vous présentons en avant première une des oeuvres. Bientôt la suite en vrai !

Pas de souhait convenu donc mais plutôt des perspectives humaines et culturelles ; des envies, des projets, des aventures qui se poursuivent, des liens qui se tissent entre des mondes, des rencontres, des émotions, un œil, des sensibilités, une ouverture au changement et une propension au mouvement.

Marie S.

Un commentaire »

  • ShalomTaubenfeld dit :

    Visage

    Est ce que c’est par là que passe la relation humaine?
    Psychiatre, je repense à ces gosses perdus en eux même, avec leurs yeux qui ne voient pas et leur visage à jamais figé en une terrifiante expression, en un sourire glacé et plein de dents qui ne se réjouit de rien. Hamlet tient un crâne qui rappelle cela.
    Zélés et humanistes, nous les soignions avec des jouets faits pour d’autres. Les poupées et toutes représentation du corps n’y survivaient jamais plus d’un clin d’oeil.
    Mais plus inquiétant était des dessins, graffitti emmelés comme un fil d’Arianne dans un labyrhinte boroméen. Le trait lui même avait l’épaisseur aussi violente que l’orientation était juste affolée. Il ne s’agissait pas de hasard. C’était de l’anti-dessin, comme si là où nous devinons des objets, l’ant-artiste anonyme avait voulu parteger avec celui qui contemple sa peur du vide.
    Au zenith de cela, le découpage d’un visage redevenu une tête a force de lacération, d’amputation et de déchirement. En voulant faire créer à la manière des ateliers, l’art-thérapeute inspiré avait sans doute voulu bien faire en amenant les photos artistiques d’un magazine spécialisé en portrait. L’immonde monstre en résultant semblzait sortir d’un roman de Lovecraft et devait représenter au mieux la « No-thing» .

    En inversant les choses, il se peut en effet que ce qui fait de nous des êtres aimants plus encore que pensants soit localisé là, dans ce drôle d’endroit qui fascine depuis l’aube de notre modernité les soupirants de la Joconde.

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